.A P O P T O S E.

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Rêveur révolté rêvant de s’envoler au travers de sa destinée, rêvant d’accomplir son devoir, rêvant d’étaler ses pensées.
 
Une Mélodie omniprésente,
Berce violemment ma conscience,
Ne laissant pas indifférent l’inconscience.
 
Obnubilé par ce soleil noir,
qui s’est perdu sur ce long trotoir,
La mort d’un rêve.
La vivacité d’un cauchemar.
mais est il trop tard?
Viens me voir,
Je ne puis continuer ainsi
par cette mélancolie
qui vie
qui meurt
chaque jour,chaque heure.
 
Endroit lugubre,
bercé par cette sombre mélodie
souffrance et violence
se mêlent telle une patrie
riment par les sentiments ressentis
frayeur et satisfaction
jouissance et mélancolie
monde onirique,
un parfum si fort est ressenti
Ce parfum de la réalité
Un Mauvais parfum.
Noir et défunt.

L A S T Y E A R THOUGHTS

C’était avant tout son autorité qui m’avait attiré, dès le premier instant. Je ne me sentais plus moi même, et je ne savais surtout plus où me mettre. J’essayais tant bien que mal de me cacher mais j’avais l’impression qu’il me fixait alors que ce n’était pas le cas. Je ressens ce regard omniprésent sur ma personne qui n’est autre qu’une âme déambulante qui ne cesse de se persuader qu’elle est comme tous ces semblables –ce qui s’avère être un mensonge-. Je n’ai pas le droit de ressentir ces sentiments à l’égard d’une personne comme celle là, c’est interdit. A vrai dire, l’interdit m’a surtout pousser à sentir ces choses là, cependant, je me demande sans cesse si ces émotions ne sont pas seulement le fruit de mon imagination afin d’essayer de me sentir normale et comme tout le monde, je veux peut être , inconsciemment aimer ou être aimer. Non, en fait, cela m’étonnerais. Je peux aimer, mais personne ne m’aimera jamais, il faut que je commence à me mettre ça dans la tête. PERSONNE NE POURRA RESSENTIR UNE EMOTION A TON EGARD, à part de la pitié ou de la haine, du dégoût, avec un brin de désespoir.
J’ai toujours voulu être quelqu’un que je ne serai, à mon plus grand malheur, jamais. J’ai toujours voulu être PLUS, j’aurais du me contenter de ce que j’avais, ce que l’on m’avait donné. En voulant d’avantage de distinctions j’ai crée un monstre qui n’a que du négatif dans tous les domaines. Je ne peux jamais m’exprimer comme je le veux, je ne peux jamais regarder quelqu’un dans les yeux, j’ai tant peur que l’on découvre l’horrible personne qui se cache derrière ce masque omniprésent qui me rend si malheureuse mais qui ne veut pas se détacher, au fond, je ne peux pas l’enlever ; ma volonté n’est plus importante à présent, seul le besoin devient un élément fondamental à ma lamantable vie. Je crois que, ce qui me fait  vraiment mal est le fait que je n’ai pas d’avenir. Bien que je ne cesse de proclamer l’envie d’élaborer des projets, je sais, du moins, mon inconscient sait que tout cela est impossible. Le fait d’écrire ceci me rend d’ailleus sceptique et je ne sais plus si cela est vraiment une vérité. Après tout, suis-je dans mon état normal ?
Suis-je moi lorsque je suis au fond du gouffre ? Qui suis-je réellement ? Après tout je n’ai jamais eu le temps d’être ni de devenir, j’ai simplement voulu copier des modèles de perfection, mais en ne les atteingnant pas et en sachant au plus profond de moi que tous ceci est maintenant impossible, je me dis que je n’ai jamais été, j’ai toujours cherché à être sans toucher la personne que j’aurais pu être ou que j’étais destinée à être. Je me demande toujours qu ‘elle genre d’être j’aurais pu être. Je me demande si l’insouciane et la non connaissance de la souffrance m’aurait rendu différente. Si le fait de ne s’être jamais autant detestée aurait fait de moi quelqu’un d’odieux.
Je ne sais comment décrire ce que je ressens en ce moment même, Un mélange d’envie, de désir et de passion Face à une morale, à une réalité si brutale. Qu’elle vient purger toute mon âme . Et de plus en plus fort. Je ne  pensais pas que l’on pouvait éprouver des choses aussi abstraites pour quelqu’un que l’on ne connait pas , dont on ignore l’identité et le nom . Je me dis que finalement, il doit s’agir d’une personne que j’ai idéalisée à force. Et pourtant,  je ne sais pas comment expliquer ça. A vrai dire il ne pourrait rien à voir pour que je sois autant attiré par cet individu, donc je me suis dis qu’il s’agissait simplement d’un rêve, ou… la réalité. Non, honnêtement, ce n’est pas possible, pas encore…non…je ne veux pas mais  je n’y peux rien.
J’ai l’impression de te connaitre depuis longtemps, comme si tu appartenais à une vie que j’ai vécue dans une autre dimension. Je n’ai que de vagues souvenirs de ce qu’avait pu être nos moments de bonheur, à vrai dire, je ne sais plus si c’était vraiment toi en face de moi. Pourtant, tu lui ressembles tellement, je suis sur qu’à cet instant tu te demandes pertinemment de quel type de personne je peux parler. Et bien je vais l’évoquer pour toi : Cet individu est un idéal crée par mon inconscient, des éléments idéalisés rassemblés au sein de mon esprit afin de construire un être, une âme puis une envie et un désir. L’autre jour tu marchais dans ce long corridor blanc et rouge, il y’avait une foule immense, tout le monde se bousculait afin de ne pas être en retard à leurs occupations, et puis je t’ai vu. Je t’ai aperçu. Je t’ai entrevu. Entre deux jeunes personnes j’ai pu conçevoir et alimenter la personne qui me donne envie de rêver. Et pourtant, j’ai essayé de fermer les yeux et de voir qu’à moitié l’Homme, l’image qui était refletée dans un des miroirs présents, ou devrais je dire des regards présents. Je n’ai accepté de voir seulement ce qui me plaisait, j’ai fermé les yeux sur les défauts et ce qui m’a semblé être extérieur à la dimension onirique. A proprement parlé je ne parle pas des défauts physique mais bien d’une ignorance qui se prolonge et qui duerera toute la vie. Si l’on brise cette inaccessibilité rien ne pourra être possible,


Aujourd’hui, malgré le fait que la journée fut éprouvante, j’ai découvert quelque chose. Après avoir rencontré et regarder cet être, après avoir découvert l’autorité de Monsieur X, j’ai enfin connu l’identité réelle de Monsieur Y, que je recherche depuis maintenant près d’un an. J’avais tout tenté pour savoir qui il était, quel était son nom ou sa profession, et aujourd’hui j’ai la réponse. Je connais son nom, mais pas son histoire. Je connais son nom mais pas son prénom. Je connais son nom mais je ne le connaitrai jamais. Il ne sera certainement qu’un simple souvenir, l’alimentation d’un désir puissant et incontrolable. Je ne peux pas expliquer pourquoi ni comment. Comment peut-on ressentir cela envers un inconnu (qui n’est finalement plus qu’un nom à présent ; une suggestion.). Après tout c’est l’autorité, l’envie, la connaissance incarné. Et moi, c’est ce qui me fait rêver, ce qui m’inspire. Mais ça me fait mal. J’ai mal et je suis honteuse, je ressens du mépris au plus profond de mon être. Je ne sais pas si de Monsieur X ou Y lequel m’intimide le plus, mais je peux affirmer qu’ils sont….
Je voudrais écouter le marcello de Bach suivis de l’adagio d’Albinoni en présence de Monsieur Y, je voudrais tellement ressentir cette émotion et ces frissons en présence de quelqu’un de passioné et de passionant. Mais au fond, je sais que tous cela est strictement impossible, tant bien dans la forme générale que me concernant personellement. J’ai été condamné, chatié de tout bonheur, de toute emprise, de tout désir, un refoulement qui me rend de plus en plus inconsciente. Face à la réelle ampleur de mon erreur. Celle ci dicte ma vie et me dicte des règles précises que je dois suivre. Et si j’y pense vraiment, c’est peut être, non sûrement pour cela que je ne veux pas de normalité. Je sais au fond de moi que la normalité engendrera les codes continuels de la vie et que certaines choses ne me seront jamais données. C’est ainsi que ma conscience se dirige vers l’impossibilité et l’intouchable, le désir passionel qui le devient d’autant plus lorsqu’il ne peut pas se présenter à nous. Mais ces sentiments qui au cours de quelques secondes nous apparaissent comme exeptionnels –pour des personnes qui ne pourront jamais suivre et avoir une vie normale- nous rendent très sensible, à fleur de peau, nous poussent à rendre le masque de plus en plus contrasté et réel, mais ce dernier n’est jamais valable, il est vite remarquable.

En cette journée de lundi, le matin, l’après midi et la soirée étaient pluvieuse et d’un air attristé qui anticipait l’arrivé de l’hiver primitif. Je me suis reveillée tandis que mon esprit souhaitait lui, continuer à se pavaner en gros pull en maille au chaud avec du thé. Tandis que je me décidais enfin de sortir, des sentiments épouvantables s’emparaient de mon esprit…C’était reparti pour la même  chose, pour un soi disant objectif de fin d’année. J’ai simplement l’impression que certaines personnes essaient de nous donner l’illusion que nous avons un but à excercer dans ce monde…
Après une matinée ennuyeuse, je n’avais pas faim. Ainsi, à midi j’ai pris le temps de lire un peu, mais en ne pouvant evidemment pas éviter la question constante : “Tu ne manges pas”, “Non je n’ai pas faim!” Mais oui biensur. Bon c’est vrai que je ne ressens aucun appétit ni aucunes envies lorsque je suis là bas, où ils sont eux aussi d’ailleurs, où tous ceci me rappelle mes impossibilités, mes pulsions qui doivent à tout prix rester secrète et antérieure à mon être. En fait, je n’aime pas manger devant les autres, je n’aime pas que l’on découvre au grand jour, à la lueur du soleil ma pire ennemie, ma meilleure amie, celle qui m’a gâchée la vie, celle qui m’a amenée à une souffrance et à une auto destruction personnelle. Je ne l’aime pas, mais je l’aime tant. Elle me procure du plaisir et de l’amertume, du dégoût.
L’après midi quant à elle fut encore plus chiante que toutes les autres,et dire que ce sera comme ça encore des années (si je ne m’abandonne pas à l’immortel), je me suis rendu compte d’une chose… une chose que j’essaie de refouler depuis maintenant longtemps. Je n’aime pas ce que je fais actuellement. J’écris, j’agis, je suis le mensonge. Je ne suis pas moi, enfin si j’eus le temps de réellement devenir un être à part entière -ce qui m’étonnerait-. Je ne sais pas…où j’en suis. J’ai mal, je souffre, je cris, je pleure en silence, j’aime cette douleur. J’aime avoir mal de l’intérieur. Je veux que ce devenir cris de douleur, je veux que mon âme purge une peine épouvantable pour le mal qu’elle me fait subir, à moi, infime partie de l’être antérieur qui sommeil en moi.
Je n’aime pas les gens. Je n’aime pas ces coûtumes. Je sais qu’apprendre ou je ne sais quelles connaissances ne m’ainera nul part. Je ne comprends plus, je n’ai jamais compris d’ailleurs. Je n’y arrive plus. Jouer un rôle tout le temps, à force, je me perd, mon moi devient elle et elle supprime le moi. Mais où suis-je parmis ces deux là? Elle reviendra demain et je n’y peux rien, elle devient de plus en plus forte…
Et pourtant, ce désir constant n’est il pas simplement une illusion?  L’envie de se prouver que ce moi, ce masque, cette personne peut elle aussi représenter un idéal au travers un être humain, en chair et en os et non en une abstraction abstraite ou quelques unes des allégories qui aiment véhiculer une image de passion extrême. Je n’ai pas vu Monsieur Y aujourd’hui. Enfin, ELLE ne l’a pas vu. Par contre, elle a vu monsieur X, elle en est obligée. Ce soir elle a eu mal, elle n’a pas réussit à se soumettre à ses exigences, elle a échouée. Elle n’aura supporté cela que quelques jours. Elle se décourage si vite qu’elle ne sait plus si continuer est nécessaire, elle a peur de l’image qu’elle aura d’elle si elle repense à quelques actes qui ne lui plairaient plus dans l’avenir. Ce désir se transforme en besoin. Cependant, au fond d’elle elle sait que cette intensité inexpliquée vient du fait qu’elle ne pourra jamais s’abandonner chez un autre être, elle sait qu’elle ne pourra jamais aimer, elle sait qu’elle n’est rien qu’une pauvre âme déambulante, morte et sans vie qui essaie tant bien que mal, par tous les moyens de paraitre vivante et évoquant et en ayant l’air de n’être qu’un corps parmis les autres. Mais ce “corps” si l’on peut encore le qualifier ainsi a tant souffert, il a tant enduré.
Elle n’a plus envie de porter le masque, je n’ai pas envie qu’elle l’enlève. Elle veut porter son masque, je veux qu’elle le retire immédiatement. La dualité de cette âme, la compléxité de chaque partie, la multiplicité et l’incohérence qui tiraille entre ces deux pôles la rend et me rend perplexe. Je n’ai jamais su, je ne saurais jamais. Je ne sais pas. Non, je ne sais rien. JE NE VEUX RIEN SAVOIR.
Lorsque je vois Monsieur Y tout est possible dans ma tête, il nourrit ma pensée vide. Il élargit mes sens étroits, il émet en moi des éléments qu’un inconnu seul peut émettre : c’est cette chose. La chose qui permet de pouvoir penser et élargir un être au plus profond de son âme afin de développer une partie de son être.
Monsieur Y me rend malade, il me tue, j’ai mal. Je ne suis pas à la hauteur. D’ailleurs l’inconnu,lui. L’autre, moi, elle , personne n’est à la auteur du rassemblement d’une personne psychiquement atteinte. Physiquement maladroite. Déformée. Je suis une érreur de la nature et ceci ne changera jamais. J’ai envie d’en finir. De ne plus ressentir le ciel bas et lourd, de ne plus avoir mal à chaque mot, de ne plus avoir à jour un rôle avec les autres. Je ne suis plus, j’ai été un instant, enfin je le pensais mais néanmoins non.

Quand tout s’effondre. Quand toutes nos espérances disparaissent en une fraction de secondes, en quelques mots prononcées par une de nos connaissances, par un de nos semblables, par un être. Lorsque tout s’en va, lorsque tout n’est que poussière, lorsque ce vide devient si profond qu’il prend possession des forces qu’ils nous restaient au fond de nous. J’ai mal, encore plus qu’auparavant. J’ai appris quelque chose aujourd’hui, quelque chose qui, essayant de le cacher derrière un sourire d’étonnement m’a brisé le coeur, m’a fait disparaître de la terre, m’a élevé aux cieux, ici bas, ne retrouvant plus le chemin qui mène à une âme consciente. Monsieur X a une vie. La vie d’un bourgeois, d’un Homme simple, comme les autres, d’un quotidien rythmé par des tâches et des obligations, des gens autour de lui. Ils m’ont appris quelques choses que je ne pourrais jamais écrire de mes doigts, cela le rendrait encore plus réelle et je ne veux pas y croire, je veux que mes rêves continues à me faire avancer même si cette destination onirique et oubliée n’est que le fruit d’un fantasme qui ne se déroulera jamais. Je veux continuer, je veux qu’il continue à émettre en moi des ondes de passion. NON, s’il te plait, je ne veux plus rien. Je veux fermer les yeux sur tous ça, je ne veux plus le voir, ni lui, ni ce qu’il représente, ni l’idéal que j’ai crée, antérieur à sa rencontre dans le monde réelle. Je l’ai crée, mon imagination l’a crée, c’est lui que ma conscience a choisi, que mon inconscience, que mes rêves ont choisis. Je n’y peux rien. C’est comme ça. J’ai besoin de combler ce vide. Je veux ressentir des sensations, je veux oublier ce qui vient d’arriver, je veux voir Monsieur Y. Même si sa situation est pire, peu importe, Monsieur X n’est plus rien pour moi, je prétends peut être mais c’est ce qui arrivera car il se doit de n’être qu’un être parmis les autres, qu’une âme, que des paroles, rien d’autre, jamais. Je ne veux plus entendre un nom, le sien. Je ne veux plus être face à tous ça même si je suis malheureusement obligée. Le destin m’avait peut être placé là bas pour que je ne le rencontre pas. Le destin ne voulait pas que cette souffrance fructifie mon esprit. J’ai besoin d’inspiration, je veux souffrir. Je veux avoir mal. Faîtes moi mal Monsieur. Je veux, j’ai envie. C’est tout et c’est ainsi. Je ne veux rien d’autre que de sentir une douleur, ce corps le mérite.
J’aurais préférée rester, demeurer, vivre dans ce mensonge. La vérité m’évoque un sentiment de haine, de mépris, de destruction. Je ne l’aime pas. Je préfère que l’on m’insulte, insultez moi ! Je veux que ce mensonge se prolonge, j’aurais voulu qu’ils ne disent jamais cela. Je n’ai plus de quête, plus de but à atteindre, plus rien…Je suis vide.A présent, peu importe ce qu’il peut dire, cela ne m’intéressera plus. Et voilà, elle est à présent dans le néant total.
Je me demande si il était une forme idéalisé par ma conscience ou s’il n’était pas simplement un être qui avait légèrement réhaussé mon quotidien banal et ennuyant. Je me demande si tous ceci est réelle, si c’est elle ou moi qui le pense. Si je suis réellement en train d’écrire ceci ou si elle a prit possession de mes fonctions. Je crois que c’est elle. Non, je ne pleure pas, ce n’est pas moi. Il n’y a pas d’eau, il n’y a pas de folie dans l’air, qu’un brin d’ignorance. Je veux quelqu’un qui me fasse mal, qui me fasse oublier ce Monsieur idéalisé à mes yeux. Je veux que l’on déchire son masque, qu’il laisse paraître le monstre qui sommeil en moi, le monstre qui me déshumanise, qui me fait ressembler à ces êtres sans vie. Je ne veux pas une vie comme ça ! Je ne veux plus rien à vrai dire. LE NEANT. C’est lui que je veux ! Lui que je veux sentir sur tout mon corps.
Je suis statique. Ma mobilité a disparu, elle est partie en courant, elle a peur, elle aussi. Je ne veux plus rien faire, je ne peux plus rien faire. Je reste ici, puis là, mais je ne veux pas aller là bas, ça me fait peur. J’ai peur. Je ne veux plus y retourner mais je suis obligée, cette obligation me détruit…
Je n’ai pas envie d’aller dormir alors qu’il ne me reste que quelques heures pour pouvoir m’échapper de ce monde qui tombe sur moi. Les souffrances qui me sont infligées me rendent de plus en plus vulnérable…je n’ai pas eu le temps de finir ce que je devais entreprendre, d’ailleurs, je ne finis jamais rien. Au fond de moi je dois savoir pertinemment que l’abandon d’un ensemble infligerait l’envie, le désir de continuer, une douleur paisible et continue…qui dure. Qui ne me serait plus connu, je ne serai plus témoin de ce qu’il se passe, simplement un vague souvenir dans des mémoires enrichies de nouvelles expériences. Je ne serai qu’un nom que l’on cite de temps à autre sans grande importance. Je ne serai que la représentation d’un passé que l’on veut éffacer, que l’on veut oublier.

Il est plus de 23 heures, demain matin je dois être levée à une heure très matinale mais je ne dors toujours pas. Tous ceci hante mon esprit. J’ai l’impression que mes semblables cherchent à torturer mon esprit. J’ai déçu Monsieur X, je n’ai d’ailleurs jamais été à la hauteur de sa grandeur, de son ordre et de sa manière de contrôler tous ce qui est autour de lui. Dois-je y renoncer mentalement? Dois-je continuer à me soumettre à cet être idéalisé par mes sens aveuglés qui n’avaient jamais connu de passion égale à celle ci? Mais tous ceci me fait tant souffrir, c’est encore plus impossible que l’impossibilité elle même, bien plus fort que toute probabilité. C’est un Homme commun qui ne voit en sa personne pas l’être que moi, j’observe, derrière mon aveuglement, métaphore d’une divinité inconnu retranscrit sur un être de chair. Tous ceci est juste absurde, je suis absurde.
Je l’ai déçu, aujourd’hui. Il m’a fait une remarque qui est annodine à ses yeux parce qu’il n’ y a pas lieu que ceci me touche étant donné la disposition de chacun. Mais ceci m’a touché, m’a énervé, m’a mit dans tous mes états, de l’intérieur je brûlais, j’avais mal. Ce n’était pourtant rien. Mais pourquoi dois-je voir cette présence tous les jours ? Je ne veux plus voir sa représentation, MA représentation, je veux voir l’être qu’il est pour ne plus souffrir. Elle a osé évoqué le fait que c’était “dommage” qu’il ai une “vie” comme je l’avais dit précedemment. Ceci m’a fait sourrir de l’extérieur, mais à l’intérieur, mon être brûlait de colère, de rage, j’avais envie de me transformer afin de lui retirer son âme. Mais que m’a t-il prit de penser ainsi ! Je dois vous avouer que j’ai pourtant essayer quelque chose…sur une feuille, j’avais mit quelque chose qui m’appartenait, quelque chose de très personnel, une odeur, un doux parfum, mais ceci n’a rien changé, il n’ y a pas eu de modifications possible. Et dire qu’il vit sa vie, tout comme Monsieur Y vit la sienne…Je veux le voir, pour souffrir autant qu’avec Monsieur X, ainsi ma douleur sera sûrement divisé par deux étant dispersée sur deux être distincts et différents.
Je vous l’avoue, j’hésite. J’ai peur que Monsieur Y ne me fasse pas l’effet que je pensais qu’il me faisait, à l’ombre de tous, cachée derrière quelques oeuvres littéraires, tandis que Monsieur X n’étant à mes yeux qu’une retranscription idéalisée m’a déjà ébloui et ceci, je l’espère, disparaîtra bientôt, car je ne sais plus quoi faire à présent… Je ne peux rien faire !Tous ceci se passe au fond de ma tête, rien n’est réel, et pourtant j’y pense constamment sans émettre à haute voix ce que je pense vraiment. Enfin si, je dois vous dire une chose. J’ai osé évoqué son nom à quelqu’un, oui à une personne de qui je suis très proche, à qui j’ai même osé passer au travers une discution afin de parler brièvement de ma dualité psychologique, évidemment, nous en avons rit, évoquant le fait que si l’on affirme cela consciemment à haute voix, je n’ai pas ce problème. Et oui, si on assume ce que l’on pense être, sommes nous vraiment ce que l’on est ?
J’ai passé mes doigts sur cette écriture qui contenait une trace de son passage, ceci m’a procuré une sensation inédite, d’évaporation corporelle, de tout mon être, au plus profond de moi, dans des endroits inexplorés, j’ai ressentis une sensation d’extase et de béatitude inédite, importée en moi simplement par l’évocation de sa présence à mes côtés, aux siens. Il était finalement là, l’idéal. Celui crée par un sens aveuglé par l’envie et le désir de posséder une multiplicité, un ordre, une harmonie, la cohésion parfaite de deux sentiments, de deux fragments d’esprits reliés à l’infini… L’idéal n’était-il pas simplement qu’un ensemble de sensations ?

Comme à mon habitude, je décide d’écrire lorsqu’il est tard, ou plutôt inversement. Sûrement car, à cette heure ci, je me sens moins observé, même si ce n’est pas le cas, cela a tendance à me rassurer d’une certaine manière. Aujourd’hui je n’ai vu ni l’un, ni l’autre. Mon esprit est vide, la souffrance n’étant pas là, je me sens commune et refoulée au fond de moi même, je me sens prisonnière de ma propre personne, comme si je ne pouvais plus m’exprimer réellement. J’ai l’impression de passer mon temps à me mentir à moi même, à me persuader que ces mensonges sont réels, à les divulguer avec certitude auprès de mes semblables, à croire mes paroles, ma voix, qui n’est que le reflet d’un préjugé émit auparavant. Aujourd’hui, j’ai entendu quelque chose que je savais déjà, mais qui m’a faite réfléchir un peu plus… J’ai toujours été enchainée, autour de chaines puissantes, j’avais les yeux bandés, j’étais dans une caverne, oui. J’étais dans le noir, dans l’obscurité. Je me suis reférée au texte de Platon traitant de cette allégorie, et je ne suis que l’un de ces prisonniers là, mais je me suis affranchie. La caverne était le monde dans lequel je vivais durant mon enfance, l’éducation que l’on a voulu me transmettre mais qui ne s’est jamais achevée. J’ai toujours eu cette impression de n’être qu’un produit mal fini. J’ai toujours eu l’impression d’être rejetée des deux pôles extrémistes. Je n’ai jamais cru à ce que l’on a voulu me faire croire. Je n’ai jamais pensé par moi même, j’ai toujours été influencée par des voix extérieurs, par des êtres extérieurs, je ne me suis jamais développer comme je pense que j’aurais voulu être. Enfin, je crois. Je dis et je proclame penser tandis que je vous avoue avoir été sous l’influence d’un enchainement, cependant je pense avoir été délivrée et avoir rencontré la lumière de la réelle connaissance, mais si cette seconde « vérité » n’était finalement qu’une seconde dimension du mensonge ? Qu’elle n’était simplement la suite, l’enchainement de ce que l’on a voulu me faire croire ?
Je souffre parce que je ne sais pas qui je suis vraiment. Suis je cette marionnette, incapable de penser par elle même, qui a subit une éducation à l’encontre de ce que je pense penser ? Suis-je simplement sous l’influence d’une autorité encore plus suprême de celle de l’éducation ? Je me perds parmis tous mes questionnements, oubliant que mon passé, mes erreurs, m’ont amenés ici. Ils m’ont dirigés vers un chemin sans issu où mon être, ayant perdu toute confiance n’ose plus émettre sa propre opinion. Donc je cherche, au fond de moi, qui je suis vraiment, et surtout pourquoi est ce que j’ai l’impression d’avoir vécue tous ça. Je pense que les personnes, anciens prisonniers, s’étant affranchis, souffrent d’autant plus que ceux restés dans l’ombre…ils nous rejettent, nous ne sommes à leurs yeux, que des personnes victimes de la société actuelle, ils pensent que nous sommes soumis à quelqu’un, à quelque chose…Mais ils oublient qu’eux même proclame être soumis à une autorité suprême…
Je ne sais pas si un être peut avoir tord ou raison, car je ne sais pas ce qu’est la vérité, je ne sais plus distinguer le mensonge, la réalité. Tous mes problèmes sont liés et se dirigent vers un même sens. Après avoir souffert, après avoir pensé être libre, je ne suis que l’esclave de quelqu’un d’autre, de moi même, de ma propre personne. Je ne cesse d’utiliser le « je » qui n’est finalement pas adapté à la situation. Donc, comment pourrais je dire qu’ils me font souffrir si je ne suis pas un je ? Cela me perturbe à présent, d’utiliser ce pronom personnel.
J’aurais voulu ne plus le voir, plus jamais. Je préfère en fait, me sentir vide et décelé de sentiments plutôt que d’émettre une telle agressivité envers moi même ! Je préfère ne plus le voir, simplement au travers mes sens. Ils ne seront que le biais d’une vision brouillée par l’intelligible qui lui, sera dans l’ombre, je l’espère. Je ne veux plus que celui ci s’active, rester dans l’ignorance est beaucoup moins douloureux. Mais la douleur est d’un autre côté le seul sentiment avec la jouissance de la musique qui procure quelque chose d’inédit à mon être.

Cela fait un temps que je n’ai pas écrit. Par manque de temps mais aussi parce que certaines émotions ne peuvent pas se décrire par des mots, des phrases et des enchainements de sons, ce sont simplement des sensations extrêmes, douloureuses ou joyeuses. Dans mon cas on penche plutôt vers la souffrance. Cependant, on peut se demander pourquoi ce retour soudain ? Et bien hier, enfin cette nuit j’ai fait un rêve…je n’arrête pas d’y penser, je ne voulais pas me lever, je voulais rester avec lui ou du moins celui avec qui je pensais être. Je ne suis pas totalement sûr si c’était lui mais ce que je ressentais durant ce rêve m’a fait penser cela. J’entrais dans un endroit, très grand, je pense qu’il s’agissait de l’endroit où j’habitais car je n’avais pas besoin de demander l’autorisation de rentrer. Mais lorsque j’ouvris la porte, je les découvris tous les deux. Du moins, je crois qu’il s’agissait de leur retranscription ou de leurs âmes, ce qu’ils étaient au plus profond d’eux, X et Y. Je m’approchais de Y, mais pourquoi lui en premier, alors que je vois tous les jours X, qu’il me perturbe, qu’il me rend folle, qu’il me fait sourire ou pleurer, sans qu’il connaisse réellement qui je suis. Après tout, hier matin je l’ai vu, Y. Il était si élégant, si charistmatique, que je n’entendais plus ce que mon amie me disait…. je me contentais d’affirmations bêtes du type « hum hum » « oui,oui. » il possédait toute mon âme , tout mon être. Mais revenons à mon rêve. Je m’étais avancée et je me retrouvais avec lui dans une sombre, il était assis sur un lit, son regard, comment l’oublier ? Ses yeux étaient si intenses et dominateurs. Je me suis emparée de lui, et je lui demandais qu’il possède, de tout mon être, il me demandait si j’étais sur…. ensuite, je me suis rendu compte que nous étions dans un tribunal, je ne sais par quel détail…En fait, Y était soupçonné d’avoir commis un pêché avec une fille beaucoup plus jeune que lui, comme je l’étais moi même , or, de part son rang, il n’a pas le droit, cela nuit à sa réputation. Mais ceci m’importe, je voulais que ce soit lui, le premier, celui que je sens au plus profond de moi, sans me soucier du reste, ou de ce qu’il se passera après, les jours qui suivent, car seul l’instant présent suffisait à me rendre heureuse, cela me faisait plonger dans béatitude éternelle et imtoporelle… Ensuite, je ne sais pourquoi nous étions debout, j’étais en face de lui, à peine vêtu, je le regardais, il était si grand, si dominant, je le pris par surprise en prenant entre mes mains son objet de désir éternel… je voulais qu’il m’aime d’une certaine manière, peu importe le moyen, je voulais qu’il se rappelle de moi…d’ailleurs, dans la chambre sombre il me l’avait dit « tu es différente » mais disait il ceci à toutes les filles ? Lorsque nous étions tout les deux une présence étrangère nous regardait, elle me demandait de le laisser, qu’il était le mal incarné, que je m’engoufrais dans le pêché, que ce n’étais pas bien…Mais qui a dit que je voulais le bien ? J’aime peut être le mal, ressentir la douleur d’un amour impossible dans le monde réel … Cette présence m’a réveillée, elle ne voulait pas partir, je voulais tant rester avec lui, je crois que je l’aime… Je ne sais pas pourquoi ni comment. De quelle manière peut on aimer un inconnu qui ne nous connait pas ? Qui ignore notre existence ? J’aimerais avoir des pouvoirs, le séduire de tous les moyens possibles, mais je ne peux pas. Je ne suis pas en capacité de faire cela, à mon plus grand malheur…mais il m’obsède, je n’arrête pas d’y penser, j’ai les images dans ma tête, mais cela est iréel, le domaine de l’imaginaire permet de me rendre vivant dans le monde réel…

Je l’ai revu. Deux fois depuis la dernière fois que j’ai écris. Deux fois que j’ai cherché à le suivre, à en savoir plus sur ce qu’il est vraiment, mais en vain. A chaque fois il fuit, il part, le chaos se met en place, il me sépare de lui, de tout son être, de tout ce qui me procure du plaisir. Un plaisir meurtri, il ne doute pas même de ma propre existence, il ne connait ni mon nom ni l’image que je reflète. La première fois, il était passé devant moi, il marchait droit devant lui, sans tourner la tête. J’hésitais. Devais-je le suivre ?  J’ai essayé, mais il était parti. Dehors, évaporé, je l’ai vu s’enfuir, ou du moins rentrer. En revenant je me sentais mal, comme si je n’allais jamais réussir à attirer son attention, ne serait-ce que le temps d’un échange, même minime, un regard, quelque chose qui pourrait m’inspirer éternellement. La seconde fois, je passais, il était là devant ce monde, autoritaire, je suis restée là, au milieu de la foule, tandis que je ne voyais plus le monde qui m’entourait, mon regard c’était dirigé vers lui, uniquement lui, mais je n’étais qu’une âme perdue, transparante, sans aucune importance. J’ai attendu, peu importe ce qu’il pouvait se passer je voulais le voir, entier. Cependant, quand j’en avais l’opportunité, je ne l’ai pas prise. Peut être pour ne pas retirer mon illusion ? Si je vois la vérité en face de moi je ne rêverai peut être plus comme avant…si je n’ai plus d’inspiration, d’idéal inatteignable je suis perdu, je ne pourrais plus vivre dans ce bas monde. Je veux m’élever par tous les moyens possibles, même s’ils mettent en jeux ma propre vie. En me dirigeant vers cette salle, il était passé de nouveau et à détourné son regard, mais il ne m’a même pas regardé, j’ai eu mal, un instant. C’est comme s’il se retournait pour voir quelqu’un d’autre qui était derrière moi tandis que j’étais juste devant lui. Y est à présent surement l’unique, celui qui continue à me faire rêver même s’il n’est pas réel.

La journée fut longue et ennuyante. En ce moment même je me sens vide et dénuée de toutes sensations. X ne me fait plus rien, du moins je crois…je ne sais pas si cela aura des conséquences négatives sur ma motivation mais c’est ainsi, plus (ou du moins, très peu) je vois Y, plus le mystère et le désir augmentent en moi. Je me demandais encore pourquoi est- ce que je n’avais pas nommer Y X et X Y, ça paraît tellement évident à présent. Y vient toujours en premier. Et quand j’avais commencé à émettre mes pensées, pour moi c’était lui le X mais je devais le cacher donc je l’ai nommé Y, mais X a toujours été lui, tout s’éclaircie. Je ne sais pas si je perd la tête de cette histoire imaginaire, inventée de toute pièce par mon esprit dérangé mais cela me permet de m’échapper durant quelques instants, cela me rend vivante, encore plus que l’eau de vie, ou toutes drogues auxquelles je n’ai jamais touché car ceci me suffit. Cette quête permanente, cette souffrance qui s’empare de moi lorsque je le vois, cachée derrière un grand mur tandis que lui passe son chemin sans même aperçevoir ne serait-ce qu’une partie de mon être intérieur ou extérieur. Je pense qu’il ne pourra jamais me connaitre, je pense cependant déceler des choses en lui, j’essaie de décrire ses mouvements, de les analyser mais je le vois tellement peu de fois et en tellement peu de temps que je n’ai pas vraiment le temps d’émettre un jugement complet. Je suis en train de me rendre compte que ceci n’est possible uniquement car c’est impossible. Car je ne le vois que très peu. Car mon imagination et mes rêves complètent les vues rapides que j’ai de lui. Que si je le voyais chaque jour, que je me rendais compte qu’il n’était que comme X, quelqu’un qui ne s’évade pas, je me rendrais compte que tout ceci était absurde. Peut être que c’est mieux ainsi, vivre dans l’éternelle insatisfaction nourrit de petits détails annodins qui me rendront heureuse durant quelques instants, euphorique et pleine de béatitude. J’ai d’ailleurs tout à l’heure, tandis que la nuit était tombée, que les ombres s’emparaient de tout mon être, essayé de le suivre ou du moins de le trouver. Il n’était pas où il devait être. J’ai d’ailleurs aperçu X avec quelqu’un, mais cela ne m’a pas vraiment fait mal, voilà pourquoi je pense qu’à présent Y me possède totalement. Je suis donc sortie, sous la pluie, laissant couler l’eau sur moi, ne me souciant ni du temps qui passait, ni des conséquences de tout ce que j’avais fait, de tout le mal que j’avais répandu sur mon innocence perdu.

Je ne me suis pas levée ce matin. Je ne voulais pas, je ne pouvais pas. Je n’avais pas envie de les voir, ni eux ni mêmes d’autres, inconnus. Je voulais rester seule, au fond de mon lit, continuant à rêver une vie que je n’aurai jamais. Continuant d’espérer qu’un jour une force supérieure viendra me délivrer de cet enfer ici bas, là où la terre prend part de tout l’oxygène qui est à ma disposition. Je n’y arrive pas, ou plus. Cela ne m’intéresse pas, ni ces matières ni d’autres. Je ne sais plus ce que j’aime. Enfin, je crois qu’au fond j’aime souffrir, j’aime faire mal à celle qui a gâché ma vie, celle qui habite en moi, en ce moment et qui prend possession de mon corps sans que je puisse avoir une emprise sur elle. Je ne supporte pas ses paroles, à cette fille. Elle ose dire cela à propos de Y, or, il est mien, du moins dans une autre dimension, je préfère fermer les yeux et ne plus entendre quoi que ce soit. Je veux que l’on me laisse vivre dans mon monde où l’onirisme est dominant, où les sorts et l’ivresse prennent part de tout mon être. Je ne peux imaginer un instant qu’elle ou que d’autres puissent imaginer et conçevoir leur rêve à partir de lui. Il est ma source. Et même s’il ne me connait pas et qu’il ne me connaitra jamais je veux qu’il la reste. Et si cette envie grandissante de leur faire du mal, de les retirer de mon chemin agrandissait la perception idéaliste que j’ai de lui ? C’est dans ce cas là, quelque chose qui est bénéfique pour moi, ou du moins pour l’aire imaginaire qui recouvre l’intégralité de mon encéphale totalement retourné. Mais ça fait mal, très mal à moi, celle qui est en train d’écrire actuellement, celle qui crit de toutes ses forces sans émettre aucun son, celle qui pleure l’eau devant ses semblables et de la souffrance dans le noir, celle qui abuse de son statut, celle qui ne voit pas que son monde est en train de s’enterrer dans un endroit sombre sans issue